Vœux 2026 à Brazzaville : un cap politique affiché
À l’occasion de la cérémonie d’échange de vœux de nouvel an, le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, s’est adressé aux députés et au personnel de l’institution. Dans un propos à la fois solennel et opérationnel, il a insisté sur l’unité et l’action.
Au cœur de son message, une invitation nette : renforcer la collaboration avec le gouvernement. L’objectif affiché est de soutenir les efforts visant à consolider les équilibres macroéconomiques, tout en poursuivant l’amélioration de la gouvernance, dans un cadre institutionnel qu’il juge à préserver.
Sans dramatiser les enjeux, Isidore Mvouba a rappelé l’importance de la cohésion nationale, considérée comme une condition de l’efficacité publique. Pour lui, l’institution parlementaire doit rester un point d’appui stable, capable d’accompagner l’exécutif dans ses priorités.
Bilan 2025 : une année de labeur au Parlement congolais
Revenant sur l’année 2025, le président de l’Assemblée nationale l’a qualifiée d’année de labeur et d’épreuves. Il a néanmoins souligné que la représentation nationale avait « maintenu le cap » malgré les défis, en assurant une activité législative jugée soutenue.
Dans cette lecture, chaque texte adopté s’inscrit dans une dynamique de consolidation. Isidore Mvouba a estimé que les lois examinées ont contribué à renforcer les bases institutionnelles, signe, selon lui, de l’engagement des députés pour le progrès et la stabilité.
Le propos se veut autant politique que méthodique : l’efficacité parlementaire est présentée comme un indicateur de solidité du fonctionnement public. L’idée mise en avant est celle d’un travail continu, moins spectaculaire que décisif, pour donner de la cohérence à l’action de l’État.
Lois adoptées : des chiffres qui illustrent le rythme
Le bilan chiffré a été présenté par le premier secrétaire de l’Assemblée nationale, Fernand Sabaye. Selon les données communiquées, 48 initiatives de loi ont été enregistrées en 2025, dont cinq d’origine parlementaire, reflétant une production diversifiée.
Sur ce total, 44 textes ont été examinés et adoptés. Le taux d’adoption annoncé atteint 91 %, un résultat qualifié de « très satisfaisant » dans le cadre de la cérémonie. L’indication, au-delà du pourcentage, vise à rendre visible la cadence des travaux.
Ces chiffres, cités comme un repère, servent aussi à fixer un standard implicite pour la suite. En les mettant en avant, l’institution souligne une capacité à traiter la matière législative dans des délais compatibles avec les attentes d’une action publique structurée.
Action gouvernementale : un appel à travailler de concert
Se projetant vers 2026, Isidore Mvouba a exhorté les parlementaires à se tenir aux côtés de l’exécutif. La formule n’est pas seulement une marque d’alignement politique : elle renvoie à l’idée d’une responsabilité partagée dans la conduite des actions de développement.
Le président de l’Assemblée nationale a insisté sur la nécessité de « dynamiser » ces actions, en gardant à l’esprit deux exigences : préserver la stabilité et consolider la cohésion nationale. Le message, tenu dans un contexte de vœux, se veut un cadre de travail pour l’année.
Dans sa perspective, la coopération institutionnelle doit se traduire par des résultats concrets, sans rompre l’équilibre entre débat parlementaire et efficacité. C’est un appel à une méthode : discuter, adopter, contrôler, mais aussi accompagner, pour que les orientations soient tenues.
Service du peuple : l’Assemblée réaffirme sa mission
Isidore Mvouba a enfin réaffirmé l’engagement de l’Assemblée nationale à servir le peuple souverain. La formule, classique dans le registre institutionnel, prend ici la forme d’un rappel de mandat : représenter, délibérer et contribuer à tracer des trajectoires de progrès.
Au-delà des discours, l’enjeu est de maintenir la confiance dans les institutions. En mettant en avant le travail accompli en 2025 et les priorités affichées pour 2026, la présidence de l’Assemblée cherche à inscrire la continuité comme un facteur de stabilité.
Le message de fin d’année est donc double : valoriser une année d’activité législative intense et assigner un horizon d’action. Pour le président de l’Assemblée nationale, l’essentiel est de conjuguer unité, rigueur et sens de l’État dans les mois à venir.
