Un hommage académique international
À Dakar, l’Institut africain de recherche pluridisciplinaire appliquée a consacré Armel Silvère Dongou docteur honoris causa. Devant un auditoire composé de chercheurs, d’étudiants et de décideurs, l’annonce a souligné la portée panafricaine de sa trajectoire et la pertinence de ses idées pour le développement durable.
Le jury a insisté sur la diversité des contributions de l’expert financier congolais : conseil aux institutions, travaux sur la gestion de la trésorerie publique et promotion des compétences locales. « Recevoir ce doctorat est un honneur, mais surtout un appel à poursuivre ce que j’ai commencé », a rappelé le lauréat.
La reconnaissance va au-delà de la dimension individuelle. Elle confirme la place croissante de la République du Congo dans les réseaux de savoir qui irriguent le continent. Le choix de Dakar, carrefour intellectuel ouest-africain, marque aussi le caractère fédérateur de la distinction.
Un parcours au carrefour des finances et des lettres
Formé aux arcanes de la finance publique, Armel Silvère Dongou est également romancier. Son roman « À la croisée des chemins », paru cette année, dialogue avec son essai « Pratique de gestion de la trésorerie : cas du Trésor public ». Il revendique une écriture au service de l’action.
Cette polyvalence a orienté le jury. Elle prouve qu’innovation technique et sensibilité littéraire peuvent s’enrichir mutuellement. Le lauréat aime rappeler la place des mentors et des rencontres qui ont jalonné son itinéraire, dessinant un réseau fertile de collaborations africaines.
Déjà honoré en 2025 du grade de Grand Maître de l’Ordre national du mérite congolais, il voit dans cette nouvelle étape la confirmation d’une fidélité : « Chaque distinction agrandit le cercle des responsabilités », résume-t-il, déterminé à conjuguer recherche et terrain.
Le capital humain, fil conducteur de son action
Durant la cérémonie, plusieurs intervenants ont salué le militantisme discret du récipiendaire pour la valorisation du capital humain. Son credo : encourager la montée en compétence des jeunes Africains pour faire émerger des solutions adaptées aux défis financiers du continent.
En s’appuyant sur ses publications, il plaide pour des ponts entre universités, administrations financières et entreprises. Ces synergies nourrissent, selon lui, un cercle vertueux où la recherche éclaire l’action publique et dynamise la création de valeur privatiste.
Son doctorat honoris causa vient donc légitimer un engagement déjà lisible dans ses ouvrages, souvent utilisés comme références dans plusieurs écoles de gestion régionales. La distinction devrait amplifier la diffusion d’outils méthodologiques qu’il construit depuis des années.
Un signal positif pour la jeunesse congolaise
Pour le Congo-Brazzaville, le sacre d’Armel Silvère Dongou fait écho aux efforts officiels visant à encourager l’excellence académique. La récompense envoie aux étudiants un message d’ouverture : le savoir, allié à la persévérance, est une voie de rayonnement sans frontières.
Dans les interventions, plusieurs universitaires congolais ont souligné que la visibilité obtenue à Dakar renforce l’attractivité des filières financières nationales. De quoi nourrir l’ambition d’une génération aspirant à contribuer, en experts, à la diversification de l’économie congolaise.
Les autorités éducatives voient également dans le parcours du lauréat un exemple concret de mobilité intellectuelle intra-africaine réussie, capable d’inspirer les programmes de partenariat déjà engagés par Brazzaville avec de nombreux instituts de recherche.
Perspectives : innover, transmettre, bâtir des ponts
Interrogé sur ses projets, le nouveau docteur honoris causa insiste sur la continuité. Il souhaite étoffer son œuvre scientifique, multiplier les sessions de formation et participer à de nouvelles plateformes d’échange. « Nous devons toujours travailler pour aller plus loin », réaffirme-t-il.
Parallèlement, il entend prolonger sa veine littéraire. Le croisement des genres reste, selon lui, un vecteur efficace pour toucher un public élargi et démocratiser les notions techniques. Cette démarche, estime-t-il, encourage la curiosité et l’esprit critique indispensables à l’innovation.
Enfin, la distinction reçue à Dakar devrait faciliter la création de programmes conjoints entre l’Institut africain de recherche pluridisciplinaire appliquée et des structures congolaises. Un projet accueilli avec intérêt, tant il pourrait renforcer la recherche appliquée et la professionnalisation des filières économiques du pays.
