Un rendez-vous stratégique à Ouesso
Durant trois jours, la salle principale de la préfecture de la Sangha a réuni opérateurs économiques et représentants d’organisations de la société civile. Sous la houlette du préfet Edouard Denis Okouya, l’atelier visait à rapprocher les nouveaux textes sur les marchés publics de ceux qui les appliqueront au quotidien.
Une démarche portée par l’État
La Direction générale du contrôle des marchés publics, soutenue financièrement par le Programme d’amélioration de la gouvernance et de l’investissement public, mène ces sessions régionales pour concrétiser la volonté gouvernementale de rendre chaque procédure plus transparente, plus concurrentielle et plus équitable, conformément aux engagements officiels renouvelés ces dernières années.
Objectifs clairement définis
À Ouesso, les encadreurs ont rappelé que la réforme introduit des innovations destinées à simplifier les dossiers, sécuriser les finances publiques et assurer un meilleur accès des PME. Ils ont aussi mis l’accent sur le renforcement des capacités techniques et opérationnelles des participants afin qu’aucune opportunité ne leur échappe lors des prochains appels d’offres.
Transparence et responsabilité fiscale
Les thèmes abordés englobaient la constitution d’un dossier de soumission conforme, les obligations fiscales avant et après attribution ainsi que le suivi de l’exécution physique et financière. Selon les experts nationaux invités, une culture de conformité est la pierre angulaire de la confiance entre l’administration, les entreprises et les citoyens.
Rôle central des acteurs non étatiques
Les intervenants ont souligné le rôle de veille que peuvent jouer les organisations de la société civile dans la gouvernance des marchés publics. Leurs observations, lorsqu’elles sont documentées et respectueuses des procédures, contribuent à prévenir les dérives et à consolider l’équité chère aux autorités congolaises.
Une pédagogie interactive
Les exposés théoriques ont laissé place à des séances pratiques où les chefs d’entreprise ont simulé la préparation d’un dossier de candidature. Les formateurs répondaient en direct aux interrogations techniques, illustrant ainsi l’esprit de dialogue constructif recherché par la Direction générale du contrôle des marchés publics à chaque étape du projet.
Contexte départemental
Dans la Sangha, les marchés liés aux infrastructures, à la fourniture de biens essentiels ou aux services connexes occupent une place croissante dans l’économie locale. La familiarisation des entrepreneurs et des OSC avec la nouvelle réglementation devient donc un levier de dynamisme pour ce territoire enclavé mais plein de ressources humaines et naturelles.
Dernière étape d’un deuxième cycle
Après Brazzaville et Pointe-Noire, Ouesso boucle le second cycle de sensibilisation dans la partie septentrionale du pays. Cette progression géographique témoigne d’une méthode graduelle : commencer par les grands centres urbains puis descendre vers les départements afin que nul acteur économique ne reste en marge.
Cadre juridique revisité
Les formateurs ont détaillé le nouvel organigramme des instances de contrôle ainsi que les délais impartis pour chaque procédure. Ils ont insisté sur la traçabilité numérique des documents, élément désormais incontournable pour limiter les retards et faciliter les audits à posteriori, vecteurs d’une confiance renouvelée dans la commande publique.
Impacts attendus sur la concurrence
En promouvant des règles plus lisibles, l’administration espère accroître le nombre de soumissionnaires, gage d’une baisse des coûts et d’une montée en gamme des prestations. Cette perspective ouvre des opportunités supplémentaires aux PME locales, souvent pénalisées par la complexité antérieure des dossiers et le poids des obligations administratives.
Capacités techniques renforcées
Les responsables d’entreprise présents ont salué la clarté des exposés. Certains ont indiqué avoir découvert des facilités prévues pour les entités nouvellement créées, notamment la possibilité d’alliances temporaires pour répondre à des lots importants. Ce partage d’information devrait, selon eux, améliorer durablement leur compétitivité régionale.
Dialogue Administration-secteur privé
Chaque session de questions-réponses s’est déroulée dans un climat d’écoute mutuelle. Les animateurs ont encouragé des retours d’expérience afin d’enrichir les prochaines étapes de mise en œuvre. Cette approche participative illustre l’effort consenti pour construire, avec l’ensemble des parties prenantes, une culture de bonne gouvernance à ancrer durablement.
Société civile mobilisée
Les OSC ont rappelé leur disposition à sensibiliser les communautés locales sur le suivi citoyen des chantiers. Munies des nouvelles références légales, elles comptent relayer les bonnes pratiques de reporting auprès des populations, renforçant ainsi le triptyque transparence, responsabilité et développement équitable.
Une dynamique conforme aux standards internationaux
Les experts ont relevé que les standards introduits s’alignent sur les principes de concurrence loyale et de réduction des risques de conflits d’intérêts. Cette harmonisation ouvre la voie à une meilleure attractivité pour les investissements extérieurs, atout majeur pour la vision de développement portée au plus haut niveau de l’État.
Perspectives pour la Sangha
À l’issue de la session, les participants se sont engagés à appliquer les recommandations dès la publication des prochains appels d’offres. Pour la Sangha, la maîtrise des nouvelles règles constitue une chance d’accélérer la réalisation de projets structurants, tout en consolidant la confiance réciproque entre administration, opérateurs et citoyens.
