Un contexte sécuritaire apaisé
Depuis plusieurs semaines, la capitale et Pointe-Noire respirent un air plus serein. La traque menée contre les « Bébés noirs » et les « Kulunas » a ramené une quiétude saluée, vendredi 7 novembre 2025, par Donald Mobobola, président du Mouvement des jeunes présidentiels.
Face aux journalistes, il a insisté sur la dimension collective de la sécurité. « La protection des Congolais ne saurait devenir un motif de discorde partisane », a-t-il proclamé, appelant chaque formation à soutenir l’action décidée par le chef de l’État et pilotée par la DGSP.
Les opérations menées de concert avec la police nationale ont, selon lui, permis aux riverains de « vaquer librement à leurs occupations », un droit fondamental que le MJP place au cœur de son agenda. La reprise des activités nocturnes en est, affirme-t-il, un signe tangible.
Jeunesse et union nationale
Pour autant, le responsable politique reste vigilant. Il redoute que l’initiative, si elle n’est pas strictement encadrée, puisse servir d’alibi à des règlements de comptes personnels. Il plaide donc pour un filtrage rigoureux des suspects et pour des mécanismes de contrôle indépendants mais complémentaires.
Le MJP, fer de lance d’une jeunesse désireuse de participer aux choix nationaux, assure qu’il œuvrera à dissiper toute tentation de récupération politicienne. « La lutte contre le banditisme appartient à la République tout entière », insiste Donald Mobobola, qui revendique un discours d’unité plutôt que de concurrence.
Cette posture conciliatrice prolonge l’appel adressé, quelques mois plus tôt, aux partis d’opposition. Ceux-ci, rappelle-t-il, doutaient alors de la capacité de l’État à endiguer la délinquance. La récente amélioration du climat sécuritaire démontre, selon lui, la pertinence de la stratégie présidentielle.
SNPC et responsabilités sociales
Au-delà du volet sécuritaire, Donald Mobobola salue l’implication de la Société nationale des pétroles du Congo dans le développement local. Grâce à sa responsabilité sociétale, la SNPC finance des infrastructures scolaires et des programmes de formation qui, note-t-il, contribuent à éloigner durablement les jeunes des réseaux criminels.
Il explique que l’équation sécuritaire n’est pas seulement affaire de patrouilles. L’école, l’emploi et la culture forment, selon le MJP, les piliers complémentaires d’un espace public pacifié. D’où la nécessité, martèle le président, de soutenir les entreprises citoyennes au même titre que les forces de l’ordre.
Outils diplomatiques et organisationnels
Sur la scène internationale, le mouvement se prépare à accueillir une délégation officielle de la Fédération de Russie. Cette visite, programmée dans les prochaines semaines, servira à partager expériences et bonnes pratiques en matière de participation civique de la jeunesse, détaille le porte-parole du bureau politique.
Parallèlement, une session conjointe du bureau politique et du comité central du MJP doit examiner les retombées de l’opération anti-banditisme et les priorités de 2026. Les responsables régionaux remettront des rapports sectoriels pour affiner une feuille de route que Donald Mobobola veut pragmatique et inclusive.
Soutien présidentiel et agenda électoral
Le président du mouvement a, sans ambiguïté, renouvelé son soutien à la majorité. « Le MJP soutiendra sans réserve la candidature de Denis Sassou-Nguesso », a-t-il répété, estimant que la consolidation des acquis sécuritaires passe par la stabilité institutionnelle, la paix civile et l’unité, gages, dit-il, de prospérité.
Cette proclamation intervient alors que plusieurs mouvances de jeunesse affinent leurs stratégies électorales. Pour Donald Mobobola, la différence se fera sur la capacité à proposer des solutions concrètes, loin des invectives. Le contexte sécuritaire, affirme-t-il, exige des projets factuels plutôt que des slogans.
L’orateur a également esquissé un appel à la diaspora congolaise. Il estime que l’adhésion des compétences extérieures renforcera les programmes de formation dédiés aux quartiers sensibles. Dans cette perspective, le MJP entend nouer des partenariats académiques afin de créer des passerelles de retour volontaire et sécurisé.
Veille citoyenne et perspectives
Au terme de la rencontre, Donald Mobobola a remercié les forces de défense et de sécurité pour leur professionnalisme. Il a toutefois réitéré l’impératif de prévenir tout excès de zèle. « Notre engagement serait vain si, chemin faisant, nous perdions de vue le respect des droits fondamentaux », a-t-il averti.
La conférence de presse s’est achevée sur une note ouverte. Le dirigeant a promis des points d’étape réguliers afin d’informer le public de l’évolution de la situation sécuritaire. Il espère ainsi maintenir la pression citoyenne, convaincu que la vigilance collective demeure le meilleur rempart contre la résurgence des gangs.
À ses yeux, le succès de l’opération dépendra de la capacité à conjuguer répression ciblée, prévention sociale et solidarité communautaire. « C’est en alliant fermeté et main tendue que nous bâtirons un Congo uni et sûr », conclut le président du MJP, sous les applaudissements des militants présents.
À court terme, une plateforme numérique dédiée devrait voir le jour pour recueillir plaintes anonymes et suggestions. Ce canal, actuellement en phase de test, permettra, selon le MJP, de mieux cartographier les zones à risque et de renforcer la confiance entre populations et forces de sécurité.
