Auteur/autrice : Hervé Kambale
Infrastructures électriques vieillissantes Congo À Brazzaville, la lumière clignote comme un baromètre du réseau national. Le Congo affiche pourtant une capacité installée de 751 mégawatts pour 600 mégawatts de demande. Le paradoxe tient dans un épineux héritage : des câbles et transformateurs datant de près d’un demi-siècle. La ligne haute tension Pointe-Noire-Brazzaville, colonne vertébrale énergétique, perd plus des deux tiers de l’énergie convoyée. Faute de compensation réactive, 200 mégawatts s’évaporent avant d’atteindre la capitale, aggravant les délestages qui ralentissent la vie urbaine et la production industrielle. Selon le ministère de l’Énergie, ce handicap structurel pèse autant sur les ménages que…
Electricité à Brazzaville : état des lieux Chaque soir, les lampes qui vacillent dans certains quartiers de Brazzaville rappellent la fragilité persistante du réseau électrique national, ossature essentielle du développement urbain, industriel et de la qualité de vie des ménages. Face à ces contraintes, le gouvernement congolais affiche désormais un horizon clair : d’ici septembre 2026, les coupures fréquentes doivent céder la place à une alimentation fiable, fruit d’un vaste programme de modernisation articulé autour du transport, de la production et de la maintenance. Un réseau vieillissant sous tension Le corridor électrique entre Pointe-Noire et Brazzaville, mis en service en 1980,…
Un jalon stratégique pour la sécurité énergétique Sous le soleil matinal de Brazzaville, la coupure du ruban a résonné comme un symbole. En réceptionnant les nouveaux hangars de stockage d’Energie électrique du Congo (E2C), le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Émile Ouosso, a affirmé « qu’aucun développement industriel n’est possible sans un réseau fiable et prévisible ». Derrière la formule, se dessine la volonté des autorités de consolider un secteur souvent soumis aux aléas climatiques et logistiques. Les deux sites, Itatolo pour la région Centre-Nord et Mongo-Kamba II pour le littoral et le Sud, doivent doter la compagnie nationale…
D’un diagnostic clinique à une thérapie énergétique Dans les cercles diplomatiques, il est désormais acquis que le développement d’un État se mesure autant au nombre de mégawatts produits qu’à la capacité de les acheminer jusqu’à la plus modeste bourgade. Le gouvernement congolais, conscient de cet impératif de souveraineté, a choisi de formuler un Pacte national de l’énergie dont la vocation est de connecter plus de 800 000 ménages avant la fin de la décennie. Cette initiative, portée par le ministère de l’Énergie et de l’Hydraulique, répond au constat d’une offre encore inférieure à la demande, d’infrastructures vieillissantes et d’un accès…
Un examen semestriel orienté résultats À la mi-juillet, le ministre des Hydrocarbures, Bruno Jean Richard Itoua, a réuni son cabinet afin de passer au crible les six premiers mois de l’année 2025. Dans le feutré d’une salle de réunion du centre‐ville de Brazzaville, les cadres ont déroulé indicateurs, tableaux de bord et courbes de production. L’exercice, qualifié par le ministre de « réunion managériale de capitalisation », a permis d’identifier aussi bien les réussites que les angles morts. Cette culture de la revue périodique, déjà éprouvée dans d’autres départements stratégiques, s’inscrit dans la volonté de consolider une gouvernance axée sur…
Un partenariat financier stratégique En approuvant un financement de cent millions de dollars, la Banque mondiale confirme son ancrage dans la politique énergétique congolaise et inscrit le PASEL parmi les onze pour cent de son portefeuille actif dans le pays. À Brazzaville, la signature officielle du programme a rassemblé, autour du ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Émile Ouosso, les principaux partenaires techniques et financiers. Le consensus affiché lors de la cérémonie témoigne d’une convergence d’intérêts : sécuriser l’approvisionnement, soutenir la croissance et contribuer aux Objectifs de développement durable. Moderniser l’axe Pointe-Noire — Brazzaville Premier jalon visible du PASEL, le…
Pointe-Noire, carrefour stratégique du secteur pétrolier congolais Du 10 au 12 juillet, la capitale économique du Congo-Brazzaville a accueilli la session trimestrielle de fixation des prix des hydrocarbures. Sous la présidence du ministre Bruno Jean Richard Itoua, entouré d’une quarantaine d’experts et de représentants des compagnies opératrices, la salle de conférence du Port autonome a résonné des arbitrages techniques qui déterminent, pour les trois prochains mois, une part non négligeable des recettes publiques. Au-delà de la procédure réglementaire, l’enjeu s’avère stratégique : il s’agit de positionner les bruts congolais dans une conjoncture mondiale caractérisée par des tensions d’offre, la lente…
Tensions énergétiques et réponse gouvernementale La persistance d’une tension sur l’essence et le gasoil dans les grandes agglomérations congolaises a placé l’exécutif au cœur des attentes sociales. Interpellé le 4 juillet par les députés, le ministre des Hydrocarbures, Bruno Jean Richard Itoua, a exposé une feuille de route articulant urgence et projection de long terme. « Notre priorité immédiate reste la continuité du service public de l’énergie, condition sine qua non de la cohésion sociale », a-t-il martelé devant l’hémicycle. En filigrane, le gouvernement entend transformer cette crise conjoncturelle en levier de refondation du sous-secteur aval. Importations renforcées et logistique…
Une rareté symptomatique d’un marché en tension Au cours des derniers mois, les files d’attente devant les stations-service de Brazzaville et de Pointe-Noire ont abondamment illustré les limites d’un système d’approvisionnement sous pression. Selon le ministre des Hydrocarbures, Bruno Jean Richard Itoua, l’écart entre une demande intérieure croissante et une capacité de raffinage qui ne couvre qu’environ soixante pour cent des besoins nationaux explique l’apparition de goulets d’étranglement. L’argument est corroboré par les données de la Congolaise de raffinage, lesquelles témoignent d’une production inférieure aux pics de consommation observés dans l’hinterland urbain et minier. Importations massives : le levier d’urgence…
Pointe-Noire au cœur du débat post-pétrole Dans le grand hall de l’hôtel Elaïs, l’ambiance studieuse contraste avec l’animation portuaire voisine. Réunies sous l’égide de la Rencontre pour la paix et les droits de l’homme, des voix venues des ministères, des majors pétrolières installées dans le bassin atlantique, des organisations environnementales et des représentants des communautés de Loango débattent de l’avenir d’un modèle économique longtemps arrimé au Brent. Le choix de Pointe-Noire, capitale énergétique du Congo, résume à lui seul l’enjeu : penser la transition là même où se concentre la rente. Le projet « Préparer l’après-pétrole au Congo » – Papco…