Auteur/autrice : Madimba Kabeya
Des taxis engagés contre le diabète Sous le soleil matinal du 4 décembre, la station du Centre sportif a inversé sa routine. Entre deux pleins, l’Association Marcher Courir Pour La Cause a lancé officiellement “Taxi Bomoyi”, un concours pensé pour transformer les chauffeurs de Brazzaville en sentinelles de santé publique. Le diabète progresse silencieusement au Congo-Brazzaville, selon les estimations du ministère de la Santé; la pathologie toucherait près d’un adulte sur dix. L’activité physique régulière, combinée à une alimentation équilibrée, demeure un rempart essentiel, mais l’information n’atteint pas toujours les foyers. C’est ce déficit de sensibilisation que Rodrigue Dinga Mbomi,…
Un partenariat sanitaire stratégique La pluie fine qui tombait le 3 décembre sur Brazzaville n’a pas empêché le ruban tricolore de tomber devant l’Hôpital de l’Amitié Sino-Congolaise de Mfilou. À l’intérieur, l’Institut Qi-Huang, flambant neuf, symbolise la vigueur de la coopération sanitaire entre la République du Congo et la Chine. Présidée par le directeur de cabinet du ministre de la Santé, Donatien Mokassa, la cérémonie a réuni l’ambassadeur An Qing, la maire de M’Filou Ngamaba, Bibiane Itoua, et d’autres acteurs médicaux, témoignant d’une mobilisation institutionnelle rare pour un projet centré sur la médecine traditionnelle. En rappelant l’amitié « solide et…
Un lancement symbolique à Talangaï La cour arborée de l’hôpital pédiatrique Marien-Ngouabi, à Talangaï, s’est animée le 3 décembre d’une effervescence particulière. Devant soignants, autorités locales et partenaires, Jacques Achille Opango a lancé la campagne nationale de moustiquaires imprégnées à longue durée d’action. Le thème retenu, « Dormons et faisons dormir nos familles sous la moustiquaire imprégnée, pour éviter le paludisme », a planté le décor d’une mobilisation centrée sur la protection nocturne, premier rempart contre une maladie qui demeure la principale cause de consultation dans le pays. Objectifs chiffrés pour 2027 Selon le ministère de la Santé et de…
Eau potable à Kibina : un tournant attendu Le 25 novembre, un robinet a jailli dans Kibina, 8e arrondissement de Madibou, à dix-sept kilomètres de Brazzaville. Inauguré par la fondation congolaise Burotop Iris, le forage moderne brise une longue attente d’eau potable pour des milliers d’habitants. Pendant des décennies, les femmes parcouraient deux kilomètres, parfois davantage, pour puiser une eau instable, souvent impropre. Chaque seau représentait un risque pour la santé et un temps soustrait à l’école, au commerce ou au simple repos familial. Ingénierie hydraulique durable à Madibou Foré à 57,5 mètres, l’ouvrage repose sur une pompe immergée capable…
Certification de 19 nouveaux CSI La récente certification de dix-neuf Centres de santé intégrés, répartis entre Brazzaville et Pointe-Noire, marque une étape majeure pour le système sanitaire de la République du Congo. Ces établissements rejoignent le cercle restreint des structures reconnues pour la qualité de leurs services destinés aux mères, aux nouveau-nés et aux enfants. Officialisée dans un communiqué du Fonds des Nations unies pour l’enfance, la nouvelle confirme l’engagement conjoint du ministère de la Santé et de la Population et de l’Unicef à hisser les soins primaires à un niveau répondant aux standards internationaux. Une démarche Mavimpi Ya Mbote…
Deux nouveaux hôpitaux pour Sibiti et Ouesso En fin novembre 2025, le président Denis Sassou Nguesso a coupé deux rubans symboliques, successivement à Sibiti puis à Ouesso, offrant à la République du Congo deux hôpitaux généraux flambant neufs inscrits au cœur de sa politique sanitaire. Le chef de l’État a salué un « progrès tangible pour l’équité territoriale », tandis que les habitants des départements de la Lékoumou et de la Sangha voyaient se matérialiser une promesse formulée dès 2016 dans le cadre du Programme santé pour tous. À Sibiti, l’établissement hospitalier couvre cinq hectares et aligne 235 lits, quatre…
Brazzaville explore la médecine intégrative Ce 15 novembre 2026, le centre virtuel de documentation de l’OMS à Brazzaville a réuni médecins, étudiants et chercheurs autour d’un thème fédérateur : « Médecine intégrative, médecine de demain ». L’événement, placé sous l’égide de l’Association des médecins du Congo, a fait salle comble. Le professeur Jean-Bernard Nkoua-Mbon, cancérologue reconnu, a conduit les débats. Son credo : associer les pratiques conventionnelles aux approches complémentaires afin de considérer le patient dans sa globalité, physique comme psychique. « Nous ne soignons plus seulement une pathologie, mais une personne », a-t-il rappelé. Le président de l’A.M.C., le…
Une vision transformée en programme d’actions À Brazzaville, devant un parterre de bénévoles et de professionnels de santé, Rodrigue Dinga Mbomi a affirmé la volonté de « transformer la vision » de l’association Marcher Courir pour la Cause en un programme d’actions concrètes, afin de freiner la progression silencieuse du diabète sur le continent. Réunis pour la soirée caritative Elombé, deuxième édition, les participants ont entendu un message clair : la bataille sera collective ou elle sera perdue. « Tous ensemble, il est possible de faire avancer cette cause », a plaidé le président, convaincu qu’une mobilisation transversale peut réduire…
Une campagne encore trop discrète à Brazzaville Le mois de novembre est censé marquer, avec « Novembre bleu », la mobilisation contre les maladies masculines et particulièrement le cancer de la prostate. Dans les rues de Brazzaville, pourtant, l’initiative reste presque invisible, sans affiches ni animations repérées par notre rédaction. Cette faible présence contraste avec l’omniprésence d’« Octobre rose », dont les rubans et les messages ont colonisé murs, médias et réseaux sociaux. L’écart interroge sur la capacité des acteurs de santé à équilibrer la communication autour des pathologies qui touchent hommes et femmes. Les pouvoirs publics congolais soutiennent officiellement…
Une urgence médicale mondiale Chaque 29 octobre, la Journée mondiale de lutte contre l’accident vasculaire cérébral rappelle l’ampleur d’un mal qui tue autant qu’il handicape. Partout, et donc aussi au Congo-Brazzaville, l’accent est mis sur la prévention, la reconnaissance des symptômes et la rapidité d’intervention. Un AVC survient lorsqu’un vaisseau cérébral se bouche, cas le plus fréquent, ou se rompt, forme hémorragique souvent plus grave. Dans les deux situations, les neurones privés d’oxygène meurent en quelques minutes, transformant l’événement en véritable course contre la montre. Selon les estimations reprises par le service de neurologie du CHU-Brazzaville, l’AVC représente la deuxième…